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Massacre de musulmans à huis clos

Juillet 1995. Des milliers d’hommes et garçons musulmans sont exterminés en Bosnie-Herzégovine. Le procès du commanditaire Radko Mladic vient de nouveau d’être reporté. Sine die.

1995. Le génocide au Rwanda à peine terminé, l’horreur se répète, en Europe cette fois (ex-Yougoslavie). En Bosnie, des hommes sont éliminés à cause de leur religion, ils seraient au moins 8.000. Les maris, fils, pères, frères sont exterminés en fonction de leur sexe et de leur appartenance à l’Islam. Les femmes sont violées. Le but : exterminer la population musulmane. Il s’agit du pire massacre en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Ce nettoyage ethnique, connu sous le nom de “génocide de Srebrenica” est réalisé sur ordre de Ratko Mladic notamment, qui est à la tête de l’armée serbe.

La justice des hommes, la justice de Dieu
L’homme a été arrêté l’an dernier, après une “longue cavale”. Son jugement par le Tribunal Pénal de La Haye est en cours. Les preuves sont accablantes. Le procès a débuté puis a été ajourné à plusieurs reprises et de nouveau reporté, sine die.
Les corps n’ont pas tous été retrouvés et l’identification continue à chaque fois que des fosses communes sont découvertes.

Les femmes, soeurs, mères des victimes attendent que justice soit rendue. “Ratko Mladic nous a arraché le coeur. Mais Dieu voit tout et je ne crois qu’en son jugement”, confie Fatima Mujic, dont tous les hommes de la famille ont été assassinés par des soldats de l’ancien général.

JT de l’époque, désinformation organisée par l’armée de Mladic : http://www.youtube.com/watch?v=RA_3Jn4zAY0

Reportage très intéressant d‘“Envoyé spécial” (sensibles s’abstenir) pour saisir l’ampleur du massacre et les répercussions : http://envoye-special.france2.fr/les-reportages-en-video/srebrenica-un-francais-sur-les-traces-dÕun-massacre-26-mai-2011-1097.html

(Photo prise lors d’une commémoration. Chaque année, des restes sont retrouvés et enterrés par les familles selon le rite musulman.)

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A Suresnes (92), l’UMP viole la loi électorale et agresse un témoin

Selon une règle bien établie, la campagne électorale devait cesser vendredi à minuit. Pourtant, samedi 21 avril, des militants et élus UMP ont installé une tente et des affiches du candidat Nicolas Sarkozy en plein coeur du marché de la ville de Suresnes (92).

Un photographe décide de prendre des clichés. Deux élus UMP, Louis Michel Bonne, élu municipal délégué au protocole, et Yohan Corvis, président des Jeunes UMP de Suresnes, le voient et l’ont, selon ses dires, “violemment pris à partie, saisi au col, poussé à terre et ont cherché à lui prendre son appareil photo.” Des témoins ont assisté à la scène.

L’homme, présenté comme un sympathisant de gauche, s’est rendu à l’hôpital pour faire constater les traces des violences subies et a déposé plainte pour “agression aggravée, coups et blessures, et tentative de vol.” A cette heure, impossible de joindre l’UMP pour connaître leur version des faits.

Plus de détails à venir.

Mise à jour lundi 14h15 : ajout de photo, la mairie n’est toujours pas joignable.
Mise à jour mercredi 17h : enquête publiée sur le site du Monde.fr

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En Israël, un mur empêche Alice d’accéder au pays des merveilles

L’univers merveilleux d’Alice et l’infâmie de la politique israélienne se côtoient sur “le mur de la honte”. Tout un symbole.

Il y a 10 ans, Israël, seule démocratie du Moyen-Orient (sic), décidait de contruire “un mur de séparation” avec la Cisjordanie, dont une partie était déjà annexée. 708 kilomètres de béton et barbelés sur 8 à 12 mètres de hauteur, parfois surplombés de miradors, et atteignant jusqu’à 100 mètres de largeur.

C’est sur ce rempart qui défigure le paysage, dans le camp de réfugiés d’Aïda (Bethléem), que des personnes ont dessiné une fresque féérique. Sur cette façade qui manifeste le rejet, elles ont écrit en grand “Whatever”. Dessiné la jolie Alice de Lewis Carroll qui regarde la porte qu’il lui “suffirait” de franchir pour entrer dans un monde de couleurs, où une jolie rose, un miroir*, un champignon magique et de belles aventures l’attendent, sous un ciel bleu clément et sans barrière. Mais Alice ne peut pas entrer dans le pays des merveilles. Alice est coincée, bloquée, emprisonnée du mauvais côté du mur.

Le mur, lui, continue son expansion en toute liberté. Bien que la Cour internationale de Justice ait jugée la construction illégale et exigé son démantèlement en 2004. Mais les autorités israéliennes, au-dessus des lois, et encouragées par une communauté internationale incroyablement silencieuse, peut continuer à étendre ce mur de la division sur des kilomètres. Tant pis pour Alice.

Photo prise en mai 2011.

* La suite des aventures d’Alice s’intitule “De l’autre côté du miroir” (Lewis Carroll) elle s’appellerait, dans ce contexte, “De l’autre côté du mur”…

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Tsahal recrute des soldats sur le Net

“Pas besoin d’être soldat dans Tsahal pour aider Israël à se défendre. Comment pouvez-vous agir ?”

C’est par ces mots sciemment choisis suivis d’un lien renvoyant vers son site que l’armée israélienne recrute sur Facebook et Twitter.

Cyberguerre, stratégie marketing ou l’art de tisser sa toile

La guerre se joue aussi sur le terrain de l’information et les réseaux sociaux sont des outils incroyablement puissants pour informer, mais aussi désinformer et faire de la propagande. Tsahal l’a compris et profite de cette accès à des millions d’internautes pour présenter sa réalité de la situation en Israël, dénoncer certaines postures médiatiques et recruter des porte-parole de la cause israélienne. Cette puissante armée mise sur le marketing viral pour imposer son opinion. Le but ? Sensibiliser le grand public et le rallier à son combat, notamment en prenant la posture de victime. En somme, une vraie stratégie publicitaire, comme le fait n’importe quelle marque, avec les processus d’identification et la notion de groupe/communauté voire d’appartenance à une élite pour mieux se vendre. Sauf que l’enjeu dans ce cas est considérable.

Responsabilité des internautes

Des groupes terroristes communiquent sur internet et parviennent à endoctriner les plus faibles, ces méthodes sont d’ailleurs largement commentées et dénoncées. Qu’en est-il concernant l’armée de Tsahal ? A quel point cette activité et ce lobbying sur la Toile sont-ils efficaces ? Les personnes qui rejoignent ses rangs sur le terrain virtuel réalisent-elles ce que leur soutien implique ? Rien n’est moins sûr. Derrière son écran, difficile de connaître la réalité du terrain. Compliqué de comprendre que l’expression “frappes chirurgicales” désigne des attaques bien moins précises, ciblées et propres que ces termes ne le laissent penser. Que les “dommages collatéraux” sont des civils tués car leur maison ou leur école ont été attaquées. Des décès vite dénombrés dans un décompte macabre et froid et tout aussi vite oubliés. Comme s’il ne s’agissait que de chiffres. Les soutiens invisibles de Tsahal le savent-ils ?

A ce jour, plus de 25 morts côté palestinien dues aux attaques qui ont débuté vendredi. Aucun côté israélien (fort heureusement). A part un cheval, le Jerusalem Post a d’ailleurs annoncé sa mort dans un article intitulé “Il ne fait pas bon être un cheval aujourd’hui” avant de modifier ce titre pour le moins évocateur.

PS : Concernant la désinformation, il apparaît - et cela a été confirmé par BFM TV, Le Figaro, Euronews, France 2, entre autres, - que c’est le gouvernement israélien qui a lancé les récentes hostilités, contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps et que certains médias continuent de répéter.

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L’ONU vote des sanctions contre Israël

(FICTION)

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni ce dimanche après-midi en urgence afin de prendre des sanctions contre Israël.

“Notre silence est coupable. Nous avons du sang sur les mains”. C’est par ces mots très durs que la réunion des quinze Etats membres du Conseil de sécurité de l’ONU a débuté. Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’organisation, a vivement dénoncé les attaques terroristes de l’Etat israélien sur Gaza (Palestine). “De tels assauts ne peuvent plus rester impunis. Pourquoi l’Organisation des Nations Unies condamnerait-elle le terrorisme en général et pas quand c’est Israël qui s’en rend coupable ? Aujourd’hui, l’ONU doit prendre ses responsabilités.”

Applaudissements des représentants de tous les pays membres du Conseil de sécurité.

Hillary Clinton poursuivit. “Israël viole impunément le droit international et les résolutions de l’ONU. Le dialogue n’est pas possible dans ces conditions. Barack Obama et moi-même appelons le Conseil de sécurité à cette fois voter et surtout appliquer des sanctions exemplaires contre Israël. Vous le savez, les Etats-Unis sont toujours meurtris par les attaques survenues sur son sol le 11 septembre 2001. Ce que les familles américaines ont vécu, personne ne doit plus le vivre. Notre demande est sans appel : il faut que l’Etat hébreu cesse de commettre des attentats et soit durement sanctionné. Quelle légitimité a l’ONU quand elle laisse de tels crimes impunis ?”

Alain Juppé, parlant au nom de tous les Etats membres, a demandé à ce que des sanctions économiques et un embargo identiques à ceux décidés contre l’Irak de Saddam Hussein soient votés. Le ministre de la Défense français déclara : “Le temps des sanctions est venu. Nous ne pouvons rester passifs et spectateurs des atrocités commises en Palestine. Nicolas Sarkozy l’a dit, en tant qu’ami d’Israël, il se doit de réagir. Il est d’ailleurs soutenu par toute la classe politique française, très attachée à l’Etat hébreu.”

Puis Mohamed Loulichki, représentant des pays arabo-musulmans, continua. “L’heure est grave. Les nations que je représente, dont l’Arabie Saoudite et les pays de la Ligue Arabe, les dirigeants et leurs peuples, ont une grande part de responsabilité dans la tragédie palestinienne. Nous plaidons coupables. Si vous le permettez, je lirais un court message rédigé conjointement par les rois du Maroc, de l’Arabie Saoudite et de la Jordanie. “En tant que dirigeants, nous présentons nos sincères excuses au peuple palestinien pour notre lâcheté. Les mots ne sauraient suffire à exprimer notre honte et nos regrets. Et en tant que commandeurs des croyants, nous citerons deux paroles lourdes de sens :”En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant qu’ils [les individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes.” (Extrait sourate le Tonnerre, verset 11) et un hadith authentique du Prophète Mohamed (Prière et salut d’Allah sur lui) : “L’exemple des croyants dans leur amitié, leur miséricorde et leur compassion, est comme l’exemple d’un corps qui lorsqu’un des ses membres est affecté par une maladie, c’est tout le reste du corps qui est touché par la douleur et la fièvre ”. M.Loulichki termina par : “la communauté musulmane n’existe pas, nous en avons la preuve avec le manque de solidarité avec la Palestine.”

Etonnement dans la salle. Jamais auparavant un tel aveu d’échec n’avait été formulé par des dirigeants.

“Procédons maintenant au vote”, invita Ban Ki-Moon…
Voici le communiqué émis par le Conseil de Sécurité de l’ONU après le vote.


New-York, le 11 mars 2011,

Gravement préoccupé par la situation à Gaza et en Palestine et condamnant la violence et l’usage de la force contre des civils, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté aujourd’hui des sanctions contre les autorités israéliennes, incluant la saisine de la Cour pénale internationale, un embargo sur les armes et les produits et un gel des avoirs.

Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les membres du Conseil de sécurité regrettent vivement “les violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme” et considèrent que “les attaques préventives et la détention administrative doivent être qualifiés de crimes contre l’humanité.”

“Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies”, le Conseil de sécurité exige “qu’il soit immédiatement mis fin à la violence et demande que des mesures soient prises pour satisfaire les revendications légitimes de la population palestinienne”. Il exhorte également les autorités israéliennes “à faire preuve de la plus grande retenue, à respecter les droits de l’homme - y compris les droits des Israéliens injustement associés aux crimes commis par leurs dirigeants et eux-mêmes victimes de ce conflit sans fin” et “à lever immédiatement les restrictions imposées aux médias”.

Parmi une série de sanctions, le Conseil “décide de saisir le Procureur de la Cour pénale internationale de la situation dont Gaza et la Palestine sont victimes depuis “trop longtemps”, selon Ban Ki-Moon, qui hésita à évoquer “un génocide”.

Dans leur résolution, les membres du Conseil de sécurité décident aussi que “tous les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des individus désignés dans l’annexe I à la présente résolution”. Cette annexe I cite notamment le dirigeant israélien, le responsable de la sécurité du régime, le chef de l’organisme de renseignement extérieur, le ministre de la défense et le directeur du renseignement militaire.

Les exportations de produits israéliens sont aussi stoppées, tout comme la totalité des échanges commerciaux entre les Etats membres et Israël.

Le Conseil de sécurité décide également que “tous les Etats membres doivent geler immédiatement tous les fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire qui sont en la possession ou sous le contrôle direct ou indirect des individus ou entités désignés dans l’annexe II à la présente résolution”. Cette annexe II cite notamment le chef de l’Etat israélien.

Après l’adoption de cette résolution, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a salué “l’action décisive” du Conseil. “Les mesures d’aujourd’hui sont dures. Dans les jours à venir, s’il le faut, des mesures encore plus fortes pourraient être nécessaires”, a-t-il ajouté dans un discours devant le Conseil.

La résolution “envoie un message ferme selon lequel des violations graves des droits de l’homme ne seront pas tolérées et que ceux qui en sont responsables devront rendre des comptes. J’espère que ce message est entendu, et pris en compte, par le régime en Israël”, a-t-il ajouté.

PS : Il s’agit d’une pure fiction. Le communiqué de base dont je me suis inspiré est celui publié après le vote des sanctions contre la Libye.

En revanche, ce qui se passe en ce moment en Palestine est une réalité. Au moins 18 morts dans le cadre d’une attaque préventive et des détentions administratives, parce que le pays soupçonne des personnes de projeter des attaques. Ils sont des milliers à avoir été tués et à être emprionnés à cause d’allégations et suspicions et ce, par la seule démocratie du Moyen-Orient (sic).

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Journée de la femme : des femmes du monde arabe et du tiers-monde au chevet des Françaises

(FICTION) Des centaines de femmes du monde arabo-musulman et du tiers-monde étaient aujourd’hui réunies à Jeddah (Arabie Saoudite) à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme. Cette année, les Françaises étaient à l’honneur. Le constat est clair : leur situation est extrêmement préoccupante.

Civilisation

Trop c’est trop. C’est sous l’égide d’Ellen Johnson-Sirleaf, présidente du Libéria, première présidente du continent africain et Prix Nobel de la Paix 2011, que ces femmes ont décidé de secourir les Françaises, abandonnées et livrées à leur triste sort. Les unes après les autres, elles ont pris la parole pour lever le voile sur la terrible situation des Françaises.

C’est l’Egyptienne Samira Ibrahim qui est intervenue en premier. Cette révolutionnaire a longuement évoqué le nombre alarmant de viols et agressions sexuelles en France, ainsi que le harcèlement sexuel, dénonçant le fait que les hommes soient présentés comme des “séducteurs” quand ils assaillent les femmes de remarques sexistes (et de gestes déplacés). “Non, c’est non”, dit-elle fermement.
Une publicitaire marocaine, Khadija Amir, a ensuite évoqué la place de la femme dans la pub, s’étonnant notamment des sorties d’Elisabeth Badinter (Publicis). “En France, la nudité est un argument de vente. L’image des femmes est utilisée et dégradée, peu importe le produit à vendre. Ces visuels sont une pollution visuelle: chaque Français y est exposé des dizaines de fois par jour, dans les médias et la rue. Nous le dénonçons”, a-t-elle expliqué.
Une journaliste algérienne, Karima Fateh, a quant à elle pointé le sort de ses consoeurs françaises. “Dans l’immense majorité des cas, les rédacteurs en chef sont des hommes. Les femmes n’accèdent que rarement à ce poste. Elles ne sont pas autant prises au sérieux qu’eux, sont davantage jugées sur leur physique et passé un certain âge, ne sont plus à l’antenne, ce n’est pas le cas de leurs confrères”, raconta-t-elle.

La présidente du Libéria, parlant au nom des présidentes haïtienne, indienne et indonésienne, poursuivit. Son leitmotiv : dénoncer le fait que l’Assemblée nationale, le Sénat et les autres instances politiques sont principalement masculines. Meherzia Laabidi Maïza, représentante d’Ennahda et première vice-présidente de l’Assemblée Nationale Constituante tunisienne ajouta : “En France, aucune femme ne pourrait occuper le poste pour lequel j’ai été élue”.

Une journée ne suffit pas

Puis, ce fut au tour de l’association “Ni hypocrite, ni soumise”. Sa porte-parole, Rokhaya Doukouré, Sénégalaise, a diffusé des publicités mettant en scène des fillettes grimées comme des adultes et à l’attitude très suggestive. “Est-ce cela le modèle que l’on veut donner aux petites filles ? Je félicite la ministre Chantal Jouanno d’avoir abordé la question de l’hypersexualisation des petites filles et l’assure de notre soutien. Rappelons-le, l’ex-ministre avait avoué ne pas oser porter de jupe à l’Assemblée nationale.” La jeune femme évoqua aussi les écoles de strip-tease, la pression sociale sur celles qui se refusent à tromper leur mari et à avoir une sexualité débridée. L’émotion gagna la salle quand les noms d’Anne Sinclair et Hillary Clinton furent cités. Un groupe de féministes iraniennes, “Houria” (Liberté), a lancé une pétition pour aider la journaliste “sous l’influence d’un mari très dangereux”, s’inquiétant qu’elle soit “incapable de voir qu’elle est sous son emprise maléfique.” Applaudissements chaleureux. Fatou Traoré, une communicante malienne ajouta : “Il est fort regrettable que Madame Sinclair ait été désignée femme de l’année. C’est encore un message très grave envoyé par les médias, qui l’ont érigée en modèle.” Sur la question des médias, Fatou Traoré critiqua également les nombreuses émissions de télévision valorisant les métiers de strip-teaseuse ou actrice de films pornographiques. “Ce ne sont pas les seules perspectives professionnelles qu’ont les femmes”, martèla-t-elle devant une assistance médusée par la médiocrité des programmes.

15H. Une délégation de féministes arabes a proposé une mission sur la longueur des jupes des Françaises. “Nous sommes dans l’obligation de leur venir en aide : elles se sentent obligées d’exhiber leur corps pour exister”, explique Amel Muhammad, la représentante afghane. “Il faut les éduquer, leur dire de ne plus avoir honte de valoriser leurs compétences, leur expliquer que la presse féminine les aliène. Leur beauté et leur charme ne résident pas juste dans leur tenue ou leur corps. La chirurgie esthétique est une mutilation. Par ailleurs, nous leur rappelons qu’elles ne sont pas tenues de pratiquer l’échangisme ou de filmer les moments intimes qu’elles partagent avec leurs conjoints. Et que la fidélité et la virginité ne sont pas des tares.” Tonnerre d’applaudissement. “Stop à la soumission”, termina Amel Muhammad.

Une assistante sociale turque monta sur l’estrade. “Mesdames, les femmes sont durement touchées par la précarité en France, expliqua Aylin Gül. “La situation est alarmante. La multiplication des divorces, les bas salaires, les contrats précaires mènent parfois des femmes à vivre dans la rue, avec leurs enfants…On ne peut tolérer cela dans la cinquième puissance mondiale.”

Nouvelle intervention. Une femme appela de ses voeux une loi obligeant les Françaises à se voiler. Réponse sans appel : “De la même façon que l’on ne devrait pas avoir le droit de dire à une femme de retirer son voile, on ne peut dire à une autre de le porter. Le féminisme défend toutes les femmes, et la laïcité appliquée en France aussi”, trancha Elissa Dibaba, une doctoresse éthiopienne.

Enfin, une représentante musulmane de l’association pakistanaise “Akhawet” (soeurs) rejoint l’estrade pour rappeler les valeurs de l’Islam : protection et droits inaliénables de la femme, interdiction de l’excision, du mariage forcé et de la maltraitance. “Le Prophète Mohammad, que la paix et le salut soient sur lui, n’est pas mort dans une mosquée ou entouré de compagnons. Quand il a senti la fin approcher, il s’est réfugié dans les bras de sa femme Aïcha et l’une de ses dernières recommandations fut : “Je vous recommande de prendre soin de vos femmes !”, faisant ainsi écho à l’une de ses précédentes paroles : “Le meilleur d’entre-vous est celui qui est le meilleur envers les femmes. Ne l’oublions pas”, insista-t-elle. Emotion dans la salle.

Ce colloque international réunissant des femmes qui s’étaient toutes rendues en France s’est achevé par une standing-ovation en l’honneur des Françaises “des femmes opprimées, des victimes qui s’ignorent” regretta Léna, une étudiante libyenne.

La journaliste yéménite Tawakkol Karman (photo), Prix Nobel de la Paix 2011, conclut en saluant “la générosité des Françaises, qui ont principalement parlé des femmes arabes en cette journée de la femme alors qu’elles ont déjà tant de problèmes à régler.

PS : Cet article est une pure fiction. Mon but : inverser la situation pour mettre en lumière la façon dont nous, Françaises, pouvont être perçues à l’étranger et dénoncer l’ingérence de certaines femmes et féministes (souvent bien intentionnées) qui parlent de situations qu’elles ne connaissent pas avec condescendance.
Comme le montre ce tweet de l’ex-ministre Roselyne Bachelot par exemple :

Et les exemples sont nombreux (articles, thèmes des colloques et émissions etc, dédiés aux femmes arabes opprimées.)

NB : Mes hommages à toutes les femmes qui mènent des combats justes à travers le monde, et aux hommes qui les soutiennent. Notamment à Rokhaya Diallo, une activiste et féministe dont j’admire le travail.
Enfin, une grande pensée pour nos mères et grand-mères. Des battantes, de vraies modèles, ne l’oublions jamais. Et pour celles qui souffrent.

Lien : dates importantes pour les femmes en France http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/femm/datesfemmes.htm

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TEST : Toi aussi, dis-nous quelle est la préoccupation principale des Français

Cher lecteur,

selon toi, la préoccupation principale des Français est :

1. Le chômage
2. Les musulmans
3. Le halal
4. L’accès aux soins
5. L’école
6. La viande halal
7. Le logement
8. Le halal
9. L’islam
10. La précarité

Tu es raisonnable, tu as donc choisi les réponses 1, 4, 5, 7, 10 ? Tu penses que ce qui empêche les Français de dormir c’est la crise ?

Raté ! C’est le halal. Ce n’est pas moi qui le dis mais le président de la République/candidat Nicolas Sarkozy. Tu ne me crois pas ? Tu penses que je fabules ? Regarde cette vidéo : http://www.itele.fr/emissions/chronique/la-chronique-de-michael-darmon/video/24085 (1’20)

Oui, tu as bien entendu : “Le premier sujet de préoccupation et de discussion des Français est la viande halal”. Cette phrase n’a pas été prononcée dans un sketch ou par Marine Le Pen (enfin si, mais à elle, on ne peut pas lui en vouloir, c’est son fond de commerce depuis toujours) mais par l’actuel président/candidat, qui, il y a quelques jours, disait que “la polémique déclenchée par la présidente du FN n’avait pas lieu d’être”. Et ce, “sous le contrôle” de plusieurs journalistes, qui ne relèvent pas. Qui ne dit mot consent ?

Voilà, sur ces bonnes paroles, je te souhaite une bonne fin de campagne avec le “Halal comedy club”.

PS : ce post est sponsorisé par un boucher halal, Patrick Buisson, un mufti, le FN et souligne bien le vide abyssal de cette campagne électorale.

NB : Si tu t’intéresses au marché/marketing halal, mon enquête : “l’esbroufe du halal”, publiée le 6 septembre 2010 dans CB News.

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Com’ du candidat Sarkozy : naufrage à tribord

“Oh purée” fut ma première réaction en découvrant l’affiche de campagne de Nicolas Sarkozy tard hier soir. (Oui, il est candidat). Il s’agissait là d’une réaction de journaliste, habituée à analyser des campagnes de pub. Et dans ce cas, il y a vraiment de quoi faire.


Entre la carte postale, la photo de vacances et le naufrage

Etudions ensemble (et rapidement) cette création pour le moins décevante et manquant d’originalité, qui n’a pas été proposée gratuitement par le générateur de Slate.fr mais par des publicitaires.

- En toile de fond de cette affiche, la mer. Choix délicat - non seulement parce qu’il ne s’agit pas d’une photo de vacances - mais surtout à cause du naufrage du Concordia, survenu il y a quelques semaines. C’est d’ailleurs à ce terrible accident que beaucoup ont pensé lorsque le président-candidat déclarait hier qu’un capitaine ne pouvait abandonner son bateau pour justifier sa candidature. Manifestement la métaphore était mal choisie.

- Sur cette affiche, Nicolas Sarkozy est tourné vers la droite, symbole de l’avenir (et de l’extrême-droite disent certains, faisant allusion à la direction prise par sa campagne). Quoi qu’il en soit, l’actuel président ne pouvait pas apparaître de face : son bilan n’étant pas à la hauteur des engagements pris en 2007, il ne devait pas regarder la réalité en face ou défier les Français de son regard comme il y a 5 ans (vous noterez la présence de l’oiseau qui n’a pas annoncé le printemps et qui a disparu de la nouvelle affiche, alors que finalement, c’est plus sur celle-là qu’une mouette aurait eu sa place, histoire qu’elle ressemble vraiment à une carte postale.)

- Le visuel présente un homme évidemment plus âgé qu’il y a cinq ans, les rides sont marquées, les cheveux blancs moins dissimulés, preuves de sa maturité ? Pas certain : ce soir, une attitude plus humble lors de son premier meeting aurait été un signe de maturité, le président n’a pas su en faire preuve. Et sa déclaration de candidature en manquait aussi cruellement. Nicolas Sarkozy feint l’apaisement en optant pour un sourire esquissé et un regard au loin. Mais il n’y parvient pas : ce n’est pas ce qui ressort de cette photo.

- Enfin, alors que Nicolas Sarkozy vante “le made in France” (et se présente pour rester président du pays) ce n’est pas sur une de nos belles plages qu’il pose mais en Grèce. Inutile de rappeler la situation dramatique dans laquelle le pays est plongé, revenons simplement sur le fait que Nicolas Sarkozy apparaît devant la mer Egée, nommée ainsi, selon la légende, en hommage au Roi du même nom qui s’y serait suicidé. Encore un symbole…Et quel symbole !
(La Grèce est aussi l’un des pays d’origine de Nicolas Sarkozy, un pays qu’il “aime” a-t-il rappelé aujourd’hui lors de son premier meeting de campagne.)

C’est sûr, les agences de pub, grassement payées pour cette campagne, sont passées à côté du résultat escompté. Et les médias ne se sont pas gênés pour relever chaque défaut, aidés par des personnes très inspirées à en juger le nombre de parodies !

Des médias à l’abordage

Dès la divulgation des premières infos, les journalistes ont scruté chaque élément de la campagne pour pointer ses erreurs, aidés par les archives d’Internet et les réseaux sociaux. Le slogan ? Signé Jean-Michel Goudard, Euro RSCG (l’un des fondateurs de l’agence) mais aussi inspiré par celui de Valéry Giscard d’Estaing et un autre de Jacques Chirac . Il plagierait (volerait?) même la communicante Laurence Heriot. Et la liste est encore longue…

Conclusion, une campagne de com’ surprenante, où les manquements et erreurs de jugement de la part des agences de pubs et conseillers se succèdent. Inutile de rappeler le rôle et l’importance de la communication et du marketing pour les politiques, surtout en période électorale, où tout doit être calibré. Ce n’est visiblement pas le cas. Un véritable naufrage pour le capitaine Sarkozy et ses équipes, sous l’oeil attentif des médias qui ont en deux jours décridibilisé cette campagne mise en place sans doute sur plusieurs mois.
Mais que les citoyens ne se noient pas dans ces détails et considérations, l’essentiel est ailleurs. Dans les discours et propositions du candidat-président.

PS : Je profite de ce billet pour rendre un hommage à Christian Blachas, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler. C’est notamment grâce à Culture Pub, CB News et Stratégies que j’ai appris à décortiquer les affiches de pub, les messages, les campagnes de com, le travail des médias bref à mieux comprendre ces univers. J’ai eu le privilège de collaborer avec lui pendant plus d’un an chez CB News et la chance d’appronfondir mes connaissances à son contact. C’était un homme brillant, pétillant, ouvert au dialogue, d’une très grande générosité, extrêmement attaché à l’indépendance journalistique et d’une immense gentillesse. MERCI à lui pour tout ce qu’il nous a transmis.

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“Marche comme un Egyptien”

11 février 2012. Il y a un an, le président égyptien Hosni Mubarak quittait la tête du pays, cédant ainsi à la pression des manifestants de Tahrir et du reste du pays.

Une photo pour illuster cet événement historique



…Qui me fait penser à une autre, prise le 17 octobre dernier lors d’un hommage sur le Pont St Michel. 50 ans plus tôt, des Algériens étaient jetés à la Seine et tués après avoir pacifiquement manifesté afin de réclamer leurs droits.

Deux pays, deux époques, une même dignité retranscrite dans ces clichés.


Photo Egypte postée sur Twitter, relayée par @msheshtawy
Photo 17 octobre 1961, mise en scène et prise par Najib Slassi (avec mon aide) : http://najibslassi.com/?cat=4

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“Elle” en remet une couche avec l’humour noir

Pas encore sorti de la polémique suscitée par l’article sur la “Black fashion power”, le magazine Elle publie un dessin “humoristique” qui laisse songeur.

Quand “Elle” édite ce dessin :


Je pense à cette pub (du début du siècle/vers 1910) :


Qu’en dites-vous ?


Source dessin Elle : tweet @Rokhayadiallo
Source pub : Collectif Alliance noire citoyenne

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Ce soir, j’étais sur le front

Vous qui me lisez, vous savez que je suis une journaliste de terrain. Rester au chaud derrière un écran n’est pas (vraiment) mon truc. Alors ce soir, après avoir lu des tweets de Sam Forey, actuellement aux abords de Tahrir (rues Mansour et Mohamed Mahmoud), j’ai eu moi aussi envie de braver l’interdit. De tenter le tout pour le tout afin de vous rapporter un reportage et faire mon travail comme seul un journaliste consciencieux s’y emploie.

21H50
Nous sommes samedi, j’ai faim et pas très envie de cuisiner, ni d’aller au resto. Je vais donc commander le dîner. Mais pas me faire livrer. Je suis restée toute la journée au chaud et là, mon instinct de reporter prend le dessus. Depuis plusieurs jours les médias ne cessent de parler d’une menace terrible qui nous concerne tous. Le froid. Du matin au soir, ils causent de la météo. Truc de fou, il fait froid en hiver ! Apparemment, seuls les plus vaillants osent affronter ce terrible ennemi. J’appelle le resto. “On vous livre ou c’est à emporter ?” N’écoutant que mon courage je réponds : “J’hésite…Mais je vais passer.” “Ok, c’est prêt dans dix minutes.” C’est décidé, peu importe le risque, je vais sortir.

Tenue de combat
Avant d’aller sur le terrain, il faut opter pour la tenue adéquate. Pas envie de me changer donc je garde mon legging, mon tee-shirt, mon gilet et met par dessus la jolie djellaba d’hiver à capuche que l’on m’a offert (oui, je suis une Arabe), un bonnet, un manteau à capuche (trois épaisseurs sur la tête, mieux qu’une femme voilée), une écharpe, des baskets montantes. (Non, je n’ai pas de photo, désolée). J’ouvre la porte de mon appartement. Première claque. En bas de mon immeuble, je retiens mon souffle avant d’ouvrir la porte d’entrée. J’ai le coeur qui bat.

Prise de risques considérable
Paris. 22H. -4°C. J’avance d’un pas sûr. Les rues sont plus désertes que d’habitude. Les gens doivent avoir peur. Puis je croise une femme. Elle promène son chien. Elle me regarde d’un air qui semble dire : “Qu’est-ce que vous faites-là ?!” (ou “Comment osez vous sortir habillée comme ça ?!) Je continue d’avancer. Personne ne peut m’arrêter. Même pas l’air glacial qui pique mes joues. Peu de voitures. Quelques mètres plus loin, des cris. Des enfants jouent dans une cour d’école. Une kermesse ?! Ne me demandez pas ce qu’ils font là, je ne sais pas. J’arrive devant la mosquée. J’y vois de la lumière. Doivent être en train de préparer quelque chose. Je continue et croise un homme. Il est Noir. Grelotte. Je pense à Nicolas Sarkozy, qui lui aurait sûrement dit : “Ca doit changer du pays quand il fait -8°C.” J’arrive devant le resto.

Quelques minutes de répit
La restauratrice m’accueille avec un grand sourire. Comme si elle n’avait vu personne depuis très longtemps. “Vous avez eu du monde ce soir ?” “Non, uniquement des commandes à livrer, il fait froid”, me répond-elle. Encore une preuve, s’il en fallait une, que je n’ai peur de rien, même pas de l’ennemi principal de l’Europe en ce moment, celui qui fait la Une des journaux et à qui Elise Lucet, Laurence Ferrari et consorts consacrent la quasi-intégralité de leur journal.

Paris quand il fait froid > Révolution
Chemin du retour, je m’active. Je n’ai pas tellement froid. Un Arabe dans la rue. Je (re)pense à la phrase du président. Des gens fument dehors, devant un resto. Ah ! Les aventuriers de la cigarette, toujours sur les trottoirs, peu importe le temps. Le froid essaie de prendre le dessus mais je résiste. (Tiens, les femmes en niqab ont peut-être trouvé la solution?) Encore quelques mètres et je serai au chaud. A ce moment-là, je pense aux SDF, aux promesses de Nicolas Sarkozy en 2006 (décidément, il occupe mes pensées ce soir). Aux autres candidats qui ne semblent guère s’intéresser à la question cruciale du logement. Environ 22H15. J’arrive chez moi. Saine et sauve.

Reporter, une vocation
Ce soir, j’étais sur le front. J’ai passé environ quinze minutes dehors, à Paris, par -4°C. Je ne suis pas en Syrie, au Sénégal ou à Tahrir mais si je me fie aux médias, être à Paris en ce moment est bien pire…

PS : bientôt, mon reportage en immersion “C’est l’hiver, j’ai la grippe”.
Photo : capture d’écran JT 13H TF1

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Ceci n’est pas un sondage FN…

…Et c’est important de le préciser. Parce que les apparences sont trompeuses. Il s’agit du sondage de la semaine du site de l’UMP.

PS : « Si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c’est qu’il s’agit sans doute d’un canard. »

Source : http://www.u-m-p.org/agir/question-de-la-semaine/pour-lutter-contre-les-delocalisations-rendre-plus-competitifs-nos

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Sans squat fixe

Boulogne-Billancourt, jeudi 19 janvier. Alors que le candidat Claude Guéant s’apprête à tenir un discours aux acteurs économiques de la communauté d’agglomération boulonnaise, un squat est évacué. Sur ordre de la mairie UMP, plusieurs dizaines d’agents de police délogent les personnes installées dans un bâtiment municipal situé rue Liot, “abandonné depuis plusieurs mois” selon Philippe Tellini, maire-adjoint en charge de la sécurité présent sur les lieux.

Tony, jeune américain au visage enfantin et aux traits tirés, a l’air dérouté par la situation. Il téléphone, réfléchit, ramasse ses affaires. Un four, un fauteuil en mousse, un matelas, un tapis, une guitare sont déposés sur une bâche au sol. Il bredouille quelques mots dans un français très correct. “Les policiers nous ont réveillés à 14 heures et nous ont demandé de partir”, raconte-t-il. “Mais ils sont gentils”, ajoute-t-il en souriant, alors que les représentants des forces de l’ordre écoutent. Avec Tom et quatre autres personnes, ils vivaient dans ces lieux depuis le 27 décembre 2011 selon leurs dires. Depuis moins de 24 heures d’après la police et le maire-adjoint, qui déclare avoir besoin de ce bâtiment “afin d’accueillir des fonctionnaires à l’étroit dans la mairie principale”.

Une histoire, deux versions
Tony et ses amis racontent être entrés sans effraction dans l’immeuble fin décembre 2011. A la recherche d’un lieu où vivre, ils avaient repéré cet ancien Centre d’information et d’orientation du ministère de l’Education. “La mairie a envoyé un professionnel mercredi 18 décembre 2011 afin de sécuriser le bâtiment qui lui appartient, il n’y avait personne à ce moment”, détaille M.Tellini. “Le lendemain, il était occupé. La mairie a prévu d’y réaliser des travaux dans les mois à venir (électricité, câblage, menuiserie) afin d’accueillir des fonctionnaires. Nous devions donc l’évacuer.” Sans mandat, ni commission, précisent les jeunes sans domicile et leurs amis venus les soutenir dans le calme, et les aider à rassembler leurs affaires. “La police n’avait pas à présenter de commission puisque les lieux étaient occupés depuis moins de 48 heures”, se défend M.Tellini. “Nous sommes là depuis fin décembre et avons des preuves, comme une demande d’abonnement à un fournisseur d’accès internet”, répètent Tony et ses compagnons de fortune. Des preuves qu’ils disent avoir rangé dans leurs affaires, en tas sur le trottoir, sous une pluie fine.

“Nous ne pouvons accueillir toutes les personnes mal logées d’Ile-de-France”
“Ils affirment être ici depuis fin décembre, évoquent des factures mais n’ont rien présenté”, précise M.Tellini. “Faire évacuer des jeunes sans domicile est la pire mission qu’un élu ait à accomplir. Ils ont l’âge de mes enfants, c’est difficile, mais nous ne pouvons accueillir toutes les personnes mal logées d’Ile-de-France.”

Boulogne-Billancourt, l’une des villes les plus riches de France, ne peut pas loger tout le monde ? Alors quelle est la solution, en plein hiver et à la tombée de la nuit ? Chercher un squat. Un autre squat, bien plus grand et spacieux, a ouvert ses portes à Tony et ses amis, pour quelques jours. “Un ancien hôtel particulier de 1500 m²”, raconte Axel, porte-parole du Collectif Boubou.
Située avenue Robert Schuman, la bâtisse est impressionnante. “Vous voulez visiter ?” me dit-il “Voir comment on vit dans un squat ? Venez avec moi”.
A suivre…

A VIDEO

La France qui gagne. Ceci n’est pas un conte de Noël. Notre pays est bien arrivé second à un concours international. Wassil, 12 ans, a porté haut les couleurs de la France aujourd’hui. Ceci dit, pas sûr que cet adolescent fasse la Une de nos médias ou qu’il soit érigé en modèle. Wassil n’est pas le nouveau Justin Bieber, l’héritier de Zidane ou le dernier gagnant d’un jeu de télé-réalité (même si, dans sa discipline, c’est une “nouvelle star”). Il ne s’est pas distingué par ses talents de chanteur, danseur ou acteur mais dans un autre domaine, qui force l’admiration de millions de ses compatriotes. Wassil Patel est arrivé second de sa catégorie lors de la 33ème édition du concours international de mémorisation du Coran organisé à La Mecque.

C’est Fateh Kimouche du site al-kanz.org qui a attiré l’attention sur la participation de notre jeune compatriote à ce prestigieux concours et a commenté ainsi sa victoire : “Cocoricoooo ! Wassil a gagné ! La France a gagné ^_^. Les résultats (…) viennent de tomber. 161 candidats, 53 pays, et la France sur le podium. Qui a dit que l’année 2011 devait mal se terminer ?” Chauvinisme, quand tu nous tiens…

Mes hommages à ce jeune homme qui prouve qu’à 12 ans, on peut s’intéresser à autre chose qu’à la musique, le foot ou la télé-réalité. Au nom de la France, cher Wassil, je te remercie d’avoir offert à notre cher pays une médaille d’argent et d’avoir valorisé l’image de notre patrie au niveau international dans un domaine intellectuel.

PS : Wassil, je sais que tu es plein de rêves et d’utopie mais je vais devoir te l’annoncer : je crains que tu ne reçoives ni les hommages de nos grands médias (qui pourraient au contraire se montrer très critiques et se servir de toi pour faire peur à nos compatriotes), ni la Légion d’honneur de la part de notre président. Mais quelque chose me dit que tu t’en moques ;-)

Lien article Al-Kanz.org : http://www.al-kanz.org/2011/12/25/wassil-patel/